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Débordé, submergé, sinistré…en trois mots, le verbe inonder est compris par l’image d’un flux, les effets des vagues hautes et les conséquences des eaux immenses. Forts de cela, quelques esprits engagés dans le conseil en communication et la tactique politique se sont opposés à ce que feu Jacques Pilhan, conseil de François Mitterrand et de Jacques Chirac, avait officialisé comme la parole rare.
C’était au siècle d’avant. Désormais on inonde. Bien sûr la multiplication des tuyaux numériques, des possibilités satellites, des liens cryptés a offert un vaste champ de sillons où toutes les données politiques, sociales, culturelles, religieuses, polémiques ou pas se sont répandues. Les voies étaient désormais grandes ouvertes pour permettre cet afflux inextricable auquel nous assistons, spectateurs consentants ou pas, de connivence ou pas.
S’en extraire suppose de se mettre en retrait, d’aller vivre dans quelque endroit enclavé, zone blanche comprise. Chaque jour, à chaque instant, il est possible d’asséner des contre-vérités, des infos non vérifiées, des opinions sous couvert de spécialistes sans diplômes…
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