Il est de bon ton, depuis la publication en septembre 2024 du rapport de Mario Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, de présenter l’Union Européenne comme une machine à créer de la réglementation et ce, au détriment de la croissance économique. Ce rapport indique que « les entreprises innovantes qui souhaitent se développer en Europe sont constamment entravées par des réglementations hétéroclites et restrictives ». Il poursuit en opposant cette situation avec celle qui prévaut aux Etats-Unis, en notant que « de nombreux entrepreneurs européens préfèrent se financer auprès d’investisseurs en capital-risque américains et se développer sur le marché américain ».
Rapport Draghi
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Obnubilés depuis trois décennies par des produits payés à vil prix, puisque fabriqués à l’autre bout du monde, dans des conditions que nous préférions ignorer, les pays européens en payent aujourd’hui le prix. Une prise de conscience tardive : ce qui reste de notre industrie est en danger. Mais une situation qui n’est pas rédhibitoire, au regard de l’épargne disponible, comme le souligne Catherine Malaval. Historienne, elle préside également le réseau « Femmes Business Angel ».
Comment l’Europe a-t-elle pu s’endormir ?… Tellement accaparée par ses querelles aussi intestines que picrocolines, l’Union européenne, la plus riche économie au monde, n’a pas vu Chinois, Américains et autres faire des efforts industriels considérables ?… Efforts augmentés d’une vision long terme qui oblige maintenant à pousser les feux pour recoller au peloton des pays qui comptent. À condition d’avoir une industrie à la hauteur comme le souligne Patrick Pelata, ancien dirigeant de Nissan et Renault.