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Non content d’être le beau-père d’Ivanka Trump, la fille chérie du président américain, Charles Kushner, est pressenti par l'hôte de la Maison Blanche pour devenir l’ambassadeur des Etats-Unis en France. En dépit de ses antécédents judiciaires, il est aussi le frère-ennemi du promoteur immobilier chargé de la construction d’une annexe du Centre Pompidou à Jersey City. Embrouilles en perspective.
Une russophile à la tête des services de renseignement américains, un complotiste comme patron du FBI, son avocate en chef pour diriger le ministère de la Justice, un antivax à celui de la Santé… Jusqu’à présent, le Sénat américain a validé, sans sourciller, toutes les nominations soumises par Donald Trump. Il lui reste encore un bon millier de dossiers à étudier dont celui, déposé le 12 février, de Charles Kushner, pressenti pour être le prochain ambassadeur des Etats-Unis en France en remerciement d’une contribution financière de 1 million de dollars à la campagne présidentielle de l’occupant de la Maison Blanche.
Ce devrait être un bon test pour jauger du niveau de servilité de la Chambre haute du Congrès. Le curriculum vitae du récipiendaire qui a la particularité d’être le beau-père d’Ivanka Trump, la fille chérie du président américain, est, en effet, loin d’être irréprochable, lui aussi. L’heureux élu, patron de « Kushner Companies » -une société de promotion immobilière opérant essentiellement dans le New Jersey et à New York- et dont la fortune tutoie les 3 milliards de dollars à en croire le magazine Forbes, a été condamné à deux ans de prison pour fraude fiscale et subornation de témoin en 2005. Il a été rétroactivement gracié, en 2020, par Donald Trump avant que ce dernier ne quitte la Maison Blanche, après sa défaite face à Joe Biden.
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