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Janan Ganesh, éditorialiste au Financial Times, pose cette question à propos du fondateur de la Vème République : sa méfiance envers les Etats-Unis - il a retiré la France de la structure de commandement de l'OTAN - a mieux vieilli que la dépendance britannique et allemande envers cette superpuissance.
Lire un commentateur du "Financial Times", quotidien de qualité, libéral, europhile, atlantiste, mondialiste, vanter des qualités prophétiques du général De Gaulle est plus que surprenant. C'est presque comme si Jean-Luc Mélenchon se demandait à voix haute si, en fin de compte, Adam Smith et David Ricardo n'avaient pas été plus clairvoyants que Karl Marx et Hugo Chávez. Cet article doit donc nous faire réfléchir. Ganesh a-t-il raison ?
La réponse est oui et non. Oui, sur la nécessité de se préparer à un abandon américain, qui se transforme en trahison, de l'Europe et de l'Amérique elle-même. La politique est imprévisible. Il est donc, par définition, dangereux de partir du principe qu'un allié sera toujours fiable.
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