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Monde

Avenir de la gauche

Les récentes élections en Allemagne ont été une lourde déconvenue pour le SPD (le parti socialiste local). Certes, ses dirigeants tentent de minimiser l’ampleur de leur défaite. Ils mettent en avant le fait que le parti a été victime de l’usure du pouvoir et semblent considérer qu’en fin de compte, la faiblesse relative de la victoire de la CDU (la démocratie chrétienne) obligeant celle-ci à s’allier avec eux, ils vont malgré tout rester au pouvoir. Il n’en reste pas moins que le SPD qui recueillait 43% des suffrages dans les années 1970 n’en a obtenu que 16,4% cette année. 

Quand le monde bascule…

L’heure est à la disruption, à la palinodie, au reniement, à la trahison, au front renversé. La politique française a perdu ses repères idéologiques et godille dans un brouillard incertain. C’est peu dire à côté d’une Amérique qui, barrée par Donald Trump, change de cap et amorce un virage par tribord à 180 degrés : West by NorthWest. Voyage dans un monde qui ne tourne plus rond. 

Canada : Donald Trump, le répulsif

La volonté du président américain de faire de leur pays le 51ème Etat des Etats-Unis, provoque une levée de boucliers chez les Canadiens. Être mêlé de près ou de loin à l’hôte de la Maison Blanche suscite un fort rejet dans l’opinion publique. Longtemps donné favori pour décrocher le poste de Premier ministre, le leader du parti conservateur canadien, surnommé “le petit Trump” pourrait en être l’une des victimes à l’occasion des prochaines élections générales.

Deutschland : “Groko und Realpolitik” ?…

L’Allemagne a voté. Sans majorité, c’est donc le passage obligé par une nouvelle coalition pour gouverner le pays. L’union CDU/CSU est certes en tête, mais l’AfD est le grand vainqueur de ces élections, avec un potentiel de progression futur et une victoire possible en 2029. Quatre ans donc pour cette nouvelle coalition et contrer l’extrême droite. C’est peu. Insuffisant pour réformer le pays ? Sauf si de fortes décisions sont prises par le futur chancelier Friedrich Merz et ses alliés au sein de la probable future Groko (große Koalition).

Trump, père fondateur de la Défense européenne ? 

En ce jour anniversaire de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, Emmanuel Macron s’est invité à la Maison Blanche pour y déjeuner avec Donald Trump. On peut retenir de cette visite au président Trump la cohésion, la continuité et la cohérence des Européens sur l’Ukraine. Le matin de cette visite d’Emmanuel Macron se déroulait une grande réunion à Kiyv avec le Président Zelensky, les autres dirigeants européens et les autres alliés de l’Ukraine comme les dirigeants du Canada et du Japon. Lors de cette réunion de Kyiv, les Américains brillaient par leur absence et la délégation française de Washington est donc ostensiblement apparue comme européenne.

La guerre, le déshonneur, et nous et nous et nous…

Le moins que l’on puisse dire est que la rencontre des membres de l’OTAN, à Munich, n’a pas suscité l’enthousiasme des décideurs Européens. Malgré quelques circonvolutions, la nouvelle administration américaine essaie de dire aux Européens comment ils doivent penser, comment ils doivent agir. Pour dire les choses en un mot, il faut vraiment en tirer la conclusion simple : jusqu’à quel point les Européens sont-ils seuls ?… 

Où sont les Démocrates ?

Ni Joe Biden, ni Barack Obama, témoins des agressions répétées de Vladimir Poutine contre l’Ukraine toutes ces dernières années, n’ont réagi aux attaques de Donald Trump contre Volodymyr Zelinsky, le président ukrainien, accusé d’avoir entamé les hostilités contre la Russie. Minoritaires au Congrès et sans leader désigné, les démocrates ont déserté la scène politique américaine où seule une poignée de républicains “old fashion” joue, aujourd’hui, le rôle d’opposants avec l’ancien vice-président américain Mike Pence en première ligne.

Défense européenne : un pétard mouillé ?

Le 17 février, à la demande de la France, plusieurs États de l’Union européenne (UE) se sont réunis. Leur objectif : tenter d’organiser un début de réponse européenne après la conférence sur la sécurité tenue à Munich trois jours auparavant qui a vu les Etats-Unis, au travers du discours du Vice-Président Vance, affirmer sans ménagement la volonté américaine de trouver rapidement une solution au conflit russo-ukrainien. Le cas échéant sans que les Européens aient leur mot à dire.

La seconde mort de JFK 

Adoubé par le Sénat américain au poste de ministre de la Santé dans l’administration républicaine de Donald Trump, Robert Kennedy Junior figure à des années lumières de son père Bob, ancien ministre de la Justice, et de son oncle John, président des Etats-Unis de 1961 à 1963, deux grandes figures du parti démocrate. Déjà écorné au fil du temps, le mythe qui entoure la famille Kennedy aura du mal à se remettre de ce dernier épisode. 

Macron, échec et mat en Afrique

 Le 15 février 2017, en pleine campagne électorale, le jeune candidat Emmanuel Macron déclare à la surprise générale – à Alger de surcroit ! – que « la colonisation a été un crime contre l’humanité ». Ce qui aurait pu être un simple propos de campagne a en fait été le préambule de toute une série de maladresses qui ont abouti à un affaiblissement durable de la France en Afrique. François Jay, notre expert du continent africain exerce pour les lecteurs de Sans Doute le devoir d’inventaire de l’action du Président de la République 8 ans jour pour jour après ses propos malheureux.

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