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Économie

Qui veut la peau du voyage en avion ?

Effet inattendu de la censure du gouvernement Barnier, le gel du projet de loi de finances 2025 a induit l’annulation des hausses de taxes prévues, dont celle sur les billets d’avion, mieux connue sous le vocable de taxe Chirac. Ceci peut sembler de prime abord une bonne nouvelle, mais ce n’est probablement que partie remise. Surtout, qui veut la peau du voyage en avion ?

L’amour est-il encore dans le pré ?… 

Les échos de la grogne résurgente – et sans doute légitime – des agriculteurs, réveillée au tout début de novembre, ont été étouffés par la pagaille de la discussion budgétaire qui a atteint son paroxysme avec la dissolution du gouvernement, le quatre décembre dernier.  L’inquiétante incertitude gouvernementale, les protestations concurrentes des cheminots, des maires et des collectivités territoriales comme les caprices d’une météo tout aussi imprévisible qui tapit les bruits sous une légère couche de neige bien inattendue. 

La gouvernance de Stellantis : exemple ou contre-exemple ?

Au moment où les députés renversaient Michel Barnier, le conseil d’administration de Stellantis révoquait Carlos Tavarès. Celui-ci était trop puissant, celui-là trop impuissant. Mais dans les deux cas, des révocations ad nutum bien différentes ont été justifiées par la nécessité des checks and balances, l’équilibre entre les pouvoirs au cœur de tous les processus de gouvernance. Que nous dit le cas de Stellantis pour la gouvernance des entreprises, et plus généralement pour l’organisation des pouvoirs ? 

Ce qu’on aimerait entendre … 

“À l’heure même où les changements géopolitiques et stratégiques n’ont jamais été aussi importants, les dysfonctionnements de notre système politique font courir le risque d’accoucher d’un budget qui va continuer à faire chuter économiquement le pays, lui enlever toute marge de manœuvre financière et lui faire courir des risques stratégiques graves.” L’article de Xavier Fontanet qui commence ainsi ne fera pas plaisir à tout le monde. Mais, tout comme la guerre en Ukraine impacte notre sécurité, une “guerre du Budget” serait la pire des choses pour notre crédibilité et, à terme, nos Avenir.

Ne pas réduire la pensée économique à un dogme étroit

Dès ses origines, la pensée économique s’est retrouvée aux confluents de nombreuses « obédiences ». Néanmoins, les débats et les clivages ne doivent pas masquer le triomphe de la vulgate d’une théorie économique générale influencée par quelques brillants esprits – sachant communiquer avec talent – et ayant inspiré nombre de dirigeants politiques dans bien des pays riches. Avec, parfois, des décisions à contre-courant du bon sens. Mais une nouvelle génération d’économistes apparaît qui cherche à voir plus loin que les chiffres. Comme David Cayla, professeur à l’université d’Anger et actuellement en séjour de recherche à l’université du Missouri à Kansas City. Pour lui, il faut appréhender l’Économie dans sa plus large acception. Entretien…

Souriez, vous êtes ciblés!

Une étape ultime dans l’évolution de la publicité, et un enjeu qui se chiffre en milliards de dollars. Le 8 octobre, Carrefour et TF1 ont annoncé une alliance qui permettra au distributeur d’aller chercher ses clients jusque dans les écrans de la plateforme TF1+, d’accompagner les spots qu’il y diffusera d’engagements de réductions tarifaires, et finalement de passer commande sans même quitter le film ou la série au sein desquels ces produits se seront invités. 

L’immobilier, cas d’école de la crise du système français à bout de souffle.

Si le malthusianisme a idéologiquement rencontré son public à la fin du XVIII° siècle, le capitalisme repose en revanche sur l’idée d’une abondance éternelle où le gâteau ne fait que croître, et le chacun pour soi n’est pas un problème, car d’une certaine manière il y en aura pour tous. Sans entrer dans le débat sur la répartition de la valeur entre le travail et le capital, on peut toutefois constater que depuis 40 ans, la rémunération du capital représentée par l’indice MSCI Monde Dividendes Inclus Réinvestis a été multipliée par 50 (1.000 € investi en 1980 vaut 50.000 €) alors que le SMIC n’a été multiplié que par un peu plus de 5.

Les vieux doivent payer !

Cette prise de position de Frédéric Lemoine prend à rebrousse-poil la doxa politique qui ménage toujours l’électorat des plus âgés C’est une nécessité économique d’organiser la solidarité des plus anciens, et même un devoir moral. La génération des baby-boomers est responsable de la situation, elle ne peut juste profiter des systèmes collectifs et laisser les générations suivantes les financer. 

Accord de commerce UE–Mercosur : faut-il le signer ?

Même si le sujet n’est pas officiellement débattu au sommet du G 20 en cours, l’ombre portée des accords entre l’Union Européenne et le Mercosur sera évoquée entre Emmanuel Macron et le président Lula. Malgré tous ses efforts, le risque existe encore de voir le président français perdre la partie. Sonnant notamment le glas de la résistance agricole. Sylvain Kahn, professeur agrégé d’Histoire et docteur en Géographie, notre nouveau contributeur, se penche sur une volonté française qui se fait de moins en moins entendre, de moins en moins comprendre.

L’économie des États-Unis, colosse aux pieds d’argile ?

Le slogan trumpien “Make America great again” ne serait-il pas un trompe-l’œil ? Ce slogan qui charme tant une Amérique inquiète, ne serait-il pas un simple succédané de la tristement célèbre « doctrine Monroe » ? Ce lointain prédécesseur du 47ème président des États-Unis qui, au début du XIXème siècle, prônait le repli sur soi. Il aura fallu attendre, bien plus tard, l’intervention américaine lors des deux guerres mondiales, et le plan Marshall, pour que l’économie US prenne le leadership mondial. Dans cette tribune, l’économiste Jean-Marc Daniel nous montre qu’une formule de campagne ne fait pas pour autant une politique économique. 

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