DERNIÈRE NOUVELLE ! Notre confrère Gilles Sengès a eu, en avant-première, un sondage qui ne souffre aucune ambiguïté quant à la dégradation des rapports entre la France et les États-Unis. Deux pays qui, pourtant, sont les seuls des grandes démocraties à ne jamais avoir été en conflit armé l’un avec l’autre.
Entre la flambée des droits de douane à venir et les coupes claires dans la fonction publique, l’économie américaine est appelée à enregistrer de sérieux contrecoups, selon les prévisionnistes. Et les premières victimes de la reprise de l’inflation et du chômage devraient être…les électeurs républicains de Donald Trump. Qui ne semble guère s’en soucier.
Non content d’être le beau-père d’Ivanka Trump, la fille chérie du président américain, Charles Kushner, pressenti par l’hôte de la Maison Blanche pour devenir l’ambassadeur des Etats-Unis en France, en dépit de ses antécédents judiciaires, est aussi le frère-ennemi du promoteur immobilier chargé de la construction d’une annexe du Centre Pompidou à Jersey City. Embrouilles en perspective.
Le Congrès américain a jusqu’au 14 mars pour s’entendre sur une loi de finances estampillée Trump, faute de quoi une bonne partie de la fonction publique sera contrainte d’arrêter ses activités. Mais entre les républicains qui rivalisent pour complaire à leur président et les démocrates qui ne veulent pas laisser les mains libres à Elon Musk pour sabrer dans les budgets et les effectifs de l’administration, un accord est difficile à trouver. Sachant que l’arme d’un “shutdown” peut être à double tranchant pour celui qui la déclenche.
La volonté du président américain de faire de leur pays le 51ème Etat des Etats-Unis, provoque une levée de boucliers chez les Canadiens. Être mêlé de près ou de loin à l’hôte de la Maison Blanche suscite un fort rejet dans l’opinion publique. Longtemps donné favori pour décrocher le poste de Premier ministre, le leader du parti conservateur canadien, surnommé “le petit Trump” pourrait en être l’une des victimes à l’occasion des prochaines élections générales.
Ni Joe Biden, ni Barack Obama, témoins des agressions répétées de Vladimir Poutine contre l’Ukraine toutes ces dernières années, n’ont réagi aux attaques de Donald Trump contre Volodymyr Zelinsky, le président ukrainien, accusé d’avoir entamé les hostilités contre la Russie. Minoritaires au Congrès et sans leader désigné, les démocrates ont déserté la scène politique américaine où seule une poignée de républicains “old fashion” joue, aujourd’hui, le rôle d’opposants avec l’ancien vice-président américain Mike Pence en première ligne.
Adoubé par le Sénat américain au poste de ministre de la Santé dans l’administration républicaine de Donald Trump, Robert Kennedy Junior figure à des années lumières de son père Bob, ancien ministre de la Justice, et de son oncle John, président des Etats-Unis de 1961 à 1963, deux grandes figures du parti démocrate. Déjà écorné au fil du temps, le mythe qui entoure la famille Kennedy aura du mal à se remettre de ce dernier épisode.
Les liens entre milieux économiques et monde politique ont toujours été étroits outre-Atlantique mais rarement hommes d’affaires n’avaient été aussi proches du pouvoir exécutif qu’Elon Musk et ses amis de la Silicon Valley, écrit Gilles Sengès qui a suivi de près l’actualité américaine ces dix dernières années. Donald Trump a choisi une douzaine de milliardaires pour former une partie de son administration.
Au sortir d’un meeting de Donald Trump devant la Maison Blanche, le 6 janvier 2021, pour dénoncer le “vol” dont il a été victime lors de l’élection présidentielle de novembre 2020, un bon millier de personnes prennent d’assaut le bâtiment où le Congrès des Etats-Unis s’apprête à confirmer la victoire de Joe Biden. Gilles Sengès qui a suivi la politique américaine, ces dix dernières années, pour le compte de L’Opinion, rappelle l’ampleur de cet événement considéré par beaucoup comme une quasi-tentative de coup d’Etat.